Groupe B2B confidentiel : quand 80 leads par mois ne produisent que 5 clients
Problématique initiale. Le tableau de bord affichait 80 leads par mois. La force commerciale en qualifiait cinq. Le problème n’était pas le volume mais le signal envoyé à Google : sans conversion hors ligne remontée depuis le CRM, l’algorithme optimisait vers des formulaires remplis, pas vers des clients signés.
Le diagnostic
En B2B, la conversion visible et la conversion utile sont séparées par plusieurs semaines et par un jugement humain. Le formulaire est rempli le jour J ; on sait s’il valait quelque chose un ou deux mois plus tard, quand un commercial a tranché. Entre les deux, la plateforme publicitaire ne dispose que de la moitié de l’information, et c’est la moitié la moins intéressante.
Un système d’enchères automatiques ne connaît que ce qu’on lui renvoie. Nourri au formulaire, il apprend à trouver des gens qui remplissent des formulaires. C’est une population réelle, abondante et bon marché, simplement elle ne signe pas. Le volume affiché monte, la qualité baisse, et les deux courbes sont mécaniquement liées.
S’ajoutait une contamination classique du B2B : les requêtes de recrutement et d’intégration. Des candidats et des prestataires cherchant à travailler avec l’entreprise, pas à lui acheter quelque chose. Ils remplissent des formulaires eux aussi, ce qui les rend indiscernables du bon lead aux yeux de l’algorithme.
Ce que j’ai fait
Connexion du CRM via Enhanced Conversions et import des conversions hors ligne. Le verdict commercial remonte à Google : ce lead a signé, celui-là non. À partir de là, le système optimise sur l’affaire et non sur le formulaire.
Ré-entraînement des campagnes sur la valeur réelle d’une affaire plutôt que sur le nombre de contacts. Toutes les signatures ne se valent pas, et transmettre le montant plutôt qu’un simple booléen change encore la donne.
Négativation systématique des requêtes de recrutement et d’intégration, qui représentaient une part importante du budget sans aucune chance de produire une affaire.
Ce que ça change
Le compte cesse de courir après le volume. Il est courant, et sain, de voir le nombre de leads baisser après ce type de reprise : on arrête de payer pour des contacts que personne n’appellera. L’indicateur qui compte devient le coût par affaire signée, seul chiffre que la direction puisse rapprocher de son résultat.
À titre indicatif, sur l’ensemble des comptes B2B que j’accompagne, ce type de restructuration s’accompagne en moyenne d’une baisse d’environ 45 % du coût par lead qualifié. C’est une moyenne de portefeuille, pas le résultat de ce cas précis : les chiffres propres à ce compte sont communiqués en rendez-vous.
Fiche
- Client : Groupe B2B confidentiel
- Secteur : Services B2B / Lead generation
- Année : 2025
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